Cette thématique est commune aux trois programmes contribuant à la ZA Seine et présente depuis l’origine de ces programmes. Elle est depuis longtemps interdisciplinaire car la mesure de l’état du milieu pour différents contaminants a très vite demandé, pour son interprétation, des analyses des transferts de ces contaminants entre différents compartiments environnementaux d’abord, puis entre la sphère anthropique et ces compartiments en fonction des usages de ces contaminants, et enfin entre ces compartiments et le biote pour en comprendre les impacts sanitaires. L’apport de l’analyse de carottes sédimentaires a permis de traiter cette thématique sur un temps “long” de l’ordre d’un siècle de contamination de la Seine. Ces recherches se poursuivent pour intégrer les contaminants “émergents” d’intérêt pour nos partenaires comme les perfluorés, l’antimoine ou divers métabolites de pesticides. Le rôle de la ZA Seine est de soutenir les recherches proposant une vision intégrée des trajectoires de ces contaminants, depuis leurs sources anthropiques jusqu’à l’estuaire en prenant en compte tous les usages, les modes ou pratiques de consommation, les réglementations et la gestion des déchets. On peut citer par exemple les travaux sur les plastiques (micro < 5 mm et macro > 5 mm) sur l’ensemble du continuum allant de la ville jusqu’à l’estuaire de la Seine, qui ont porté à la fois sur des développements méthodologiques (métrologie, représentativité, estimation de flux, analyse) et sur la compréhension des sources et des transferts de cette pollution.




