10 septembre 2026, Institut de physique du Globe de Paris
La Zone Atelier Seine prépare un fascicule sur la contamination plastique du bassin versant de la Seine, basé sur les travaux menés depuis une dizaine d’années par les trois programmes de recherche, le Piren-Seine pour la zone non estuarienne, OPUR pour la zone urbaine de l’agglomération parisienne, GIPSA pour la zone estuarienne. Ces travaux sont quasi exclusivement des travaux en sciences de l’environnement. Le champ des Sciences humaines et sociales (SHS) est donc largement manquant.
Objectifs
Le séminaire, à visée prospective, cherchera à identifier des questions de recherche en SHS, afin de combler les vides observés dans ce champ scientifique, et qui pourront être étudiées dans les phases futures des trois programmes de recherche. Différentes approches des SHS seront interrogées, en les mettant en perspective avec les sciences expérimentales et les pratiques d’acteurs opérationnels au travers de trois tables rondes :
Ces tables rondes permettront de dresser une série de constats et de propositions qui seront discutés autour de temps d’échanges. La dernière table ronde permettra plus explicitement de préparer une stratégie de recherche interdisciplinaire à dominante SHS à l’échelle de la ZA Seine.
Contexte
Les constats au sujet de la pollution plastique se multiplient : une fraction substantielle des plastiques produits par la société se retrouvent disséminés dans l’environnement continental (sols, eaux), générant nuisances et pollutions. Certaines activités : agriculture, bâtiment, génie civil, etc., utilisent de grandes quantités de plastiques et participent à cette dispersion dans des environnements plus ou moins anthropisés (utilisation par exemple de géotextiles en génie civil, de paillage plastique en agriculture, d’éléments de façade dans la structure des bâtiments ou sur les chantiers). Cette dissémination concerne aussi la fuite de déchets vers l’environnement suivie de leur fragmentation, alors que les systèmes de gestion des déchets plastiques apparaissent plutôt performants (plus de 99,99 % des déchets rejoignent une filière de traitement). Il s’agit également, de manière systématique, de l’usure liée à l’usage d’objets en plastique tels que les vêtements et les pneus. Cette dissémination s’accompagne de celle de nombreuses substances liées à la matière plastique et qui contribuent également au dépassement de la frontière planétaire relatives aux « entités nouvelles ». Il importe donc de ne pas circonscrire le problème public des plastiques dans l’environnement à la seule gestion des déchets.
Si sur les 20 dernières années, l’imprégnation des matrices environnementale a été abondamment décrite, et que de nombreuses techniques des plus artisanales aux plus sophistiquées et industrielles ont été déployées pour les récupérer, voire les recycler, la question plus générale des usages des plastiques et de la limitation de ceux-ci n’a été que très peu étudiée. Même si des tentatives de réglementation des plastiques à usage unique ont eu lieu ces dernières années (loi AGEC), celles-ci sont régulièrement attaquées (p. ex., usage des plastiques dans la restauration collective des enfants). Elles font d’ailleurs face, dans leur mise en œuvre, à une dépendance au matériau qui peut rester forte.
Découvrir le programme de la journée
Nous vous rappelons que si l’inscription est gratuite, elle reste obligatoire pour particper à cette journée.
Pour vous inscrire, cliquez sur ce lien :
https://piren-seine.fr/form/inscription-pour-la-journee-plas